In Platonis Phaedrum Scholia: 238c9-d3

τόπος, genius loci

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Σωκράτης
σιγῇ τοίνυν μου ἄκουε. τῷ ὄντι γὰρ θεῖος ἔοικεν ὁ τόπος εἶναι, ὥστε ἐὰν ἄρα πολλάκις νυμφόληπτος προϊόντος τοῦ λόγου γένωμαι, μὴ θαυμάσῃς: τὰ νῦν γὰρ οὐκέτι πόρρω διθυράμβων φθέγγομαι.

Socrate
Tais-toi donc et écoute-moi. Cet endroit en effet semble avoir une présence divine ainsi que, si souvent je suis comme pris pas les Nymphes pendant que le discours avance, tu ne dois pas t'en étonner: maintenant en effet je déclame presque des dithyrambes.

Platon, Phèdre, 238c9-238d3

C’est donc le lieu qui est responsable. On l’a déjà dit, ce lieu est particulier, il a quelque chose de sacré, les Nymphes l’habitent. Et il est donc normal que Socrate en soit possédé (νυμφόληπτος, toujours du verbe λαμβάνω).

Socrate affirme que il est presque en train de déclamer des dithyrambes. Encore une fois il est très proche du sacrilège, étant donné que le dithyrambe est un chant religieux et qu’il a joué ironiquement avec les mots et les arguments.

Le genius loci qui pousse Socrate à parler et qui produit sa pensée doit donc être bien étrange. Ou alors ce n’est pas du tout un dieu qui parle…

τόπος, genius loci scholia