In Platonis Phaedrum Scholia: 239a1-4

κατὰ τὴν διάνοιαν

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Σωκράτης
οὔτε δὴ κρείττω οὔτε ἰσούμενον ἑκὼν ἐραστὴς παιδικὰ ἀνέξεται, ἥττω δὲ καὶ ὑποδεέστερον ἀεὶ ἀπεργάζεται: ἥττων δὲ ἀμαθὴς σοφοῦ, δειλὸς ἀνδρείου, ἀδύνατος εἰπεῖν ῥητορικοῦ, βραδὺς ἀγχίνου.

Socrate
L'amant ne rendra volontairement le jeune homme ni meilleur, ni égal, mais il le forgera toujours inférieur et moins digne: et ignorant est inférieur de sage, lâche de courageux, incapable de parler d'éloquent, borné de perspicace.

Platon, Phèdre, 239a1-239a4

Voici les premières conséquences du principe général qui vient d’être énoncé: pour un malade ce qui est meilleur de lui est désagréable tandis que sont agréables les choses inférieures. Et donc…

La liste des maux est ordonnée dans le discours de Socrate, à différence de celle dressée avant par Lysias qui semblait revenir plusieurs fois sur les mêmes argumentations sans vraiment les organiser. Socrate commence par les caractéristiques intellectuelles: κατὰ τὴν διάνοιαν, les choses qui concernent l’intelligence, l’esprit (comme il va dire dans une phrase).

L’amant va donc essayer de rendre l’aimé inférieur. Cela est déjà étrange: pourquoi devrait-il ouvrer pour rendre l’aimé inférieur? Pourquoi ne pourrait-il pas directement tomber amoureux de quelqu’un d’inférieur? Il y a quelque chose d’artificiel, évidemment, mais soit.

Essayer de rendre inférieur signifie pousser vers toutes les caractéristiques qui sont considérées comme moins bonnes et Socrate les spécifie: l’ignorance, la couardise, l’incapacité de parler, la lenteur d’esprit.

κατὰ τὴν διάνοιαν scholia