{"id":14,"date":"2014-06-21T17:40:02","date_gmt":"2014-06-21T17:40:02","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/?p=14"},"modified":"2017-05-15T20:32:12","modified_gmt":"2017-05-15T20:32:12","slug":"la-realite-derriere-les-fictions-de-garcia-marquez-par-ivan-andrade","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/2014\/06\/21\/la-realite-derriere-les-fictions-de-garcia-marquez-par-ivan-andrade\/","title":{"rendered":"La r\u00e9alit\u00e9 derri\u00e8re les fictions de Garc\u00eda M\u00e1rquez, par Iv\u00e1n Andrade"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/06\/ivan_andrade_macondo_casa_museo.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"aligncenter size-medium wp-image-22\" src=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/06\/ivan_andrade_macondo_casa_museo-300x199.jpg\" alt=\"La maison-mus\u00e9e Garcia Marquez sur le fleuve Magdalena\" width=\"300\" height=\"199\" srcset=\"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/06\/ivan_andrade_macondo_casa_museo-300x199.jpg 300w, https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-content\/uploads\/sites\/9\/2014\/06\/ivan_andrade_macondo_casa_museo.jpg 301w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/p>\n<p>Un jour, le prix Nobel colombien d\u00e9clara que pas une ligne de ses livres ne s&rsquo;inspirait pas d&rsquo;un fait r\u00e9el. Une \u00e9vocation de quelques-unes de ses \u0153uvres r\u00e9v\u00e8le quelles personnes ou \u00e9v\u00e9nements reposent derri\u00e8re ses fables litt\u00e9raires.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>La r\u00e9alit\u00e9\u00a0: th\u00e8me d\u00e9terminant.<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Quiconque aura lu <em>Vivre pour la raconter<\/em>, l&rsquo;autobiographie de Gabriel Garc\u00eda M\u00e1rquez, aura s\u00fbrement trouv\u00e9 beaucoup de cl\u00e9s et de pistes pour comprendre l&rsquo;univers que celui-ci cr\u00e9a dans ses \u0153uvres. Dans ce livre on peut trouver la source d&rsquo;inspiration de plusieurs de ses histoires, ainsi que les personnes r\u00e9elles \u00e0 l&rsquo;origine de ses personnages.<!--more--><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ce fut en effet dans la r\u00e9alit\u00e9 de sa vie, et dans celle de la Colombie, que Garc\u00eda M\u00e1rquez trouva les recettes pour sa fiction. Ses romans et r\u00e9cits ne sont pas le r\u00e9sultat de l&rsquo;imagination pure, comme veulent nous le faire croire parfois ceux qui assurent que le r\u00e9alisme magique est seulement magie, artifice, exotisme et beaut\u00e9 sans incidence dans le monde r\u00e9el.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ceux-ci s&rsquo;accordent toujours sur le fait que le r\u00e9alisme magique est magique, mais ils oublient trop facilement que c&rsquo;est du r\u00e9alisme. Mais \u00e0 vrai dire la Colombie, avec tous ses bons et mauvais c\u00f4t\u00e9s, son histoire mouvement\u00e9e, est le th\u00e8me d\u00e9terminant de l&rsquo;\u0153uvre de Garc\u00eda M\u00e1rquez.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Cela nous renvoie aux rapport des \u00e9v\u00e9nements de la vie de l&rsquo;\u00e9crivain avec son \u0153uvre. Sans besoin de tomber toujours dans l&rsquo;autobiographie, c&rsquo;est un fait que les \u00e9crivains ont pour habitude d&rsquo;utiliser leur v\u00e9cu pour construire leurs fictions. Ainsi le firent Hemingway, Bukowski, Bolano ou Vargas Llosa parmi beaucoup d&rsquo;autres.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">De ce fait,nous pourrions dire qu&rsquo;il n&rsquo;existe rien de tel que la pure fiction. Et \u00e9galement, Garc\u00eda M\u00e1rquez transforma magistralement ses souvenirs d&rsquo;enfance et quelques-uns de ses proches et amis en situations et personnages inoubliables, protagonistes de quelques-unes des meilleures pages \u00e9crites dans l&rsquo;histoire de la litt\u00e9rature colombienne.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><strong>L&rsquo;amour aux temps du chol\u00e9ra<\/strong><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;histoire d&rsquo;amour entre Fermina Dazza et Florentino Ariza, ce long p\u00e9riple d&rsquo;\u00ab\u00a0amours contrari\u00e9es\u00a0\u00bb se base sur l&rsquo;histoire de la passion entre les propres parents de Garc\u00eda M\u00e1rquez\u00a0: Luisa Santiago M\u00e1rquez et Gabriel Eligio Garc\u00eda.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;auteur les questionna s\u00e9par\u00e9ment au cours d&rsquo;un entretien, en bon reporter qu&rsquo;il \u00e9tait, et reconstruisit minutieusement l&rsquo;histoire qu&rsquo;il transformerait en roman, la situant dans un lieu et une \u00e9poque diff\u00e9rente, ainsi qu&rsquo;en y ajoutant d&rsquo;autres d\u00e9tails. Garc\u00eda M\u00e1rquez disait que celui-ci \u00e9tait \u00ab\u00a0son roman\u00a0\u00bb, celui qu&rsquo;il a le plus aim\u00e9, bien que <em>Cent ans de solitude<\/em> fut celui qui lui apporta la plus grande reconnaissance<span style=\"font-family: TimesNewRomanPSMT,Times New Roman,serif\">.<\/span><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Bien s\u00fbr, l&rsquo;amour de ses parents est seulement la base de celui-ci, un de ses meilleurs romans, qui de plus traite de la soci\u00e9t\u00e9 carthag\u00e9noise, o\u00f9semblait encore s&rsquo;incarner la Colonie en plein XIX\u00e8me si\u00e8cle, ainsi que le d\u00e9labrement du fleuve Magdalena, que Gabo vit dans ses voyages depuis la chaleur des Cara\u00efbes jusqu&rsquo;au froid des montagnes de l&rsquo;int\u00e9rieur du pays.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>Pas de lettre pour le colonel<\/strong><\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le colonel de ce roman est inspir\u00e9 du grand-p\u00e8re maternel du prix Nobel, le colonel Nicol\u00e1s M\u00e1rquez, qui attendit aussi pendant longtemps le ch\u00e8que d&rsquo;ancien combattant de la Guerre des Mille Jours. Dans le roman, le colonel attendait dans un village en proie \u00e0 l&rsquo;oubli, pendant que le pays se trouvait soumis \u00e0 l&rsquo;\u00e9tat de si\u00e8ge et que tout paraissait d\u00e9p\u00e9rir, except\u00e9 la dignit\u00e9 du personnage appauvri qui reposait sur l&rsquo;air infime de l&rsquo;espoir, sur l&rsquo;argent qui n&rsquo;arrivait pas et sur un coq de combat .<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Par une mise en abyme, dans un processus qui pourrait bien para\u00eetre litt\u00e9raire, pendant qu&rsquo;il \u00e9crivait le roman, Garc\u00eda M\u00e1rquez arr\u00eata de recevoir son salaire de correspondant \u00e0 Paris, quand Rojas Pinilla ferma El Espectador. Ce fut donc dans la mansarde gel\u00e9e de son h\u00f4tel parisien, l&rsquo;H\u00f4tel de Flandre, et dans une pauvret\u00e9 quasi absolue que Garc\u00eda M\u00e1rquez termina d&rsquo;\u00e9crire <em>Pas de lettre pour le colonel<\/em>, un de ces roman courts et sans complaisance o\u00f9 il n&rsquo;y a aucune virgule en trop, et o\u00f9 l&rsquo;on dit beaucoup de choses avec peu de mots comme dans <em>Le Vieil Homme et la Mer<\/em>.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>Chronique d&rsquo;une mort annonc\u00e9e<\/strong><\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Garc\u00eda M\u00e1rquez savait qu&rsquo;on allait tuer Santiago Nasar bien avant m\u00eame qu&rsquo;il ne se soit assis \u00e0 une chaise pour \u00e9crire <em>Chronique d&rsquo;une mort annonc\u00e9e<\/em>, car ce fut la mort de Cayetano Gentile, un habitant du village o\u00f9 vivaient Gabo et sa famille, qui lui fournit l&rsquo;id\u00e9e pour ce livre.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Au d\u00e9but, il pensa \u00e0 l&rsquo;\u00e9crire \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;un reportage, mais sa m\u00e8re lui demanda de ne pas le faire, au moins pendant que les personnes concern\u00e9es par la vraie histoire \u00e9taient en vie. Au fil des ann\u00e9es, l&rsquo;id\u00e9e m\u00fbrit et finit par se transformer en roman.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le r\u00e9sultat fut une \u0153uvre si bien \u00e9crite qu&rsquo;elle captive le lecteur m\u00eame si elle prend le risque de d\u00e9voiler la fin d\u00e8s la premi\u00e8re ligne, et qu&rsquo;elle montre combien la violence dans la soci\u00e9t\u00e9 colombienne peut \u00eatre absurde, o\u00f9 l&rsquo;on tue et o\u00f9 l&rsquo;on meurt pour des b\u00eatises.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>Le G\u00e9n\u00e9ral dans son labyrinthe<\/strong><\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ce roman, en plus de l&rsquo;\u00e9vidence d&rsquo;\u00eatre bas\u00e9 sur Simon Bolivar et sur son voyage d\u00e9senchant\u00e9 pour abandonner la pays (et la vie), est aussi l&rsquo;image de l&rsquo;effondrement du r\u00eave de la Grande Colombie.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;amertume, la tristesse et la solitude du <em>Libertador<\/em> dans ses derniers jours sont celles d&rsquo;un homme qui essaya de tracer un chemin pour l&rsquo;Am\u00e9rique Latine, qui ne pouvait pas, ou qui n&rsquo;a pas r\u00e9ussi \u00e0 se r\u00e9aliser.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Dans \u00ab\u00a0La solitude de l&rsquo;Am\u00e9rique Latine\u00a0\u00bb, le discours de Garc\u00eda M\u00e1rquez prononc\u00e9 au moment de recevoir le prix Nobel de Litt\u00e9rature, l&rsquo;\u00e9crivain parle de la mani\u00e8re dont le soi-disant Premier Monde juge la r\u00e9alit\u00e9 de l&rsquo;Am\u00e9rique Latine, de comment il nie notre originalit\u00e9 et condamne les m\u00e9thodes de notre peuple pour chercher le changement, pour \u00e9difier un avenir meilleur, et de comment l&rsquo;histoire et le pr\u00e9sent de l&rsquo;Am\u00e9rique Latine est jug\u00e9e du point de vue du devenir historique europ\u00e9en.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">C&rsquo;est difficile de ne pas faire la relation entre ceci et le Simon Bolivar du <em>G\u00e9n\u00e9ral dans son labyrinthe<\/em>. Face aux critiques d&rsquo;un certain Fran\u00e7ais avec qui il converse, il demande avec imp\u00e9tuosit\u00e9 qu&rsquo;on ne dise plus aux Latino-am\u00e9ricains comment faire les choses ni qu&rsquo;on leur demande d&rsquo;\u00eatre semblables aux Europ\u00e9ens. Quant \u00e0 faire en quelques d\u00e9cennies ce que l&rsquo;Europe a mis des si\u00e8cles \u00e0 r\u00e9aliser, il termine avec une phrase m\u00e9morable\u00a0: \u00ab\u00a0S&rsquo;il vous pla\u00eet, merde, laissez-nous faire tranquillement notre Moyen-Age\u00a0!\u00a0\u00bb<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>Cent ans de solitude<\/strong><\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em>Cent ans de solitude<\/em> fut peut-\u00eatre l&rsquo;\u0153uvre comportant le plus de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 la vie de l&rsquo;\u00e9crivain et \u00e0 la r\u00e9alit\u00e9 de la d\u00e9mesure colombienne. Ce roman d\u00e9peint constamment les \u00e9l\u00e9ments de la r\u00e9alit\u00e9\u00a0: les guerres civiles, sa s\u0153ur qui mangeait la terre dans la cour de la maison, le village o\u00f9 il v\u00e9cut ses premi\u00e8res ann\u00e9es, ses amis de Barranquilla, sa grand-m\u00e8re, la maison d\u2019enfance, la United Fruit Company et le massacre des bananeraies.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Le livre phare de Garc\u00eda M\u00e1rquez est un exemple notable de comment la narration peut prendre le dessus sur le monde r\u00e9el et l&rsquo;enrichir, en recr\u00e9ant, ou abordant les grands maux d&rsquo;un pays et les nostalgies personnelles de l&rsquo;\u00e9crivain pour les transformer en une \u0153uvre d&rsquo;art in\u00e9galable.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\"><em><strong>Le conte bien racont\u00e9<\/strong><\/em><\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Il s&rsquo;agit l\u00e0 de quelques exemples au sein de la grande production de Garc\u00eda M\u00e1rquez. Mais ils montrent bien que le \u00ab\u00a0r\u00e9alisme magique\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas qu\u2019un simple divertissement, un artifice narratif, un style. Dans ses fictions, Garc\u00eda M\u00e1rquez s&rsquo;attaqua aux probl\u00e8mes historiques et sociaux en Colombie, et ne chercha pas \u00e0 les cacher \u00e0 travers la \u00ab\u00a0magie\u00a0\u00bb. Il se servit \u00e9galement de ses souvenirs et de ses connaissances et les transforma en litt\u00e9rature, sans penser qu&rsquo;en plus d&rsquo;\u00eatre importants pour lui ils le seraient pour le lecteur.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Souvent les \u00e9crivains tombent dans l&rsquo;autobiographie sans m\u00e9rite litt\u00e9raire majeur et supposent que le lecteur s&rsquo;y int\u00e9resse soit parce que cela traite de la vie de l&rsquo;auteur, soit parce que les faits relat\u00e9s ont vraiment eu lieu. Ils oublient que le plus important, au-del\u00e0 du th\u00e8me ou de la situation, c&rsquo;est de narrer un conte bien racont\u00e9.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Loin de tout \u00e7a, Garc\u00eda M\u00e1rquez, avec sa prose hypnotique et formidable, fabula la r\u00e9alit\u00e9, la transforma et la pr\u00e9senta comme part d&rsquo;un nouveau monde. Dans sa prose, on peut noter qu&rsquo;il n&rsquo;est pas un \u00e9crivain obs\u00e9d\u00e9 par la contemplation de son nombril, ni qu&rsquo;il ne se perd dans les m\u00e9andres de sa ma\u00eetrise de la langue.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">L&rsquo;histoire colombienne laisse appara\u00eetre dans ses pages, mots pour mots, de paragraphe en paragraphe, tout son poids de malheurs, d&rsquo;\u00e9checs et de possibilit\u00e9s.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">Ses romans et contes font partie de cet art qui, comme \u00e9crivit Borges, nous r\u00e9v\u00e8le notre propre visage. La litt\u00e9rature de Garc\u00eda M\u00e1rquez, comme toute grande litt\u00e9rature, est une forme de connaissance.<\/p>\n<p align=\"JUSTIFY\">avec nos remerciements \u00e0 Razon Publica, o\u00f9<a href=\"http:\/\/www.razonpublica.com\/index.php\/cultura\/artes-y-cultura\/7575-la-realidad-detr%C3%A1s-de-las-ficciones-de-garc%C3%ADa-m%C3%A1rquez.html\" target=\"_blank\"> cet article<\/a> est d&rsquo;abord paru. Traduction de Thomas Micka.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un jour, le prix Nobel colombien d\u00e9clara que pas une ligne de ses livres ne [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"image","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_FSMCFIC_featured_image_caption":"","_FSMCFIC_featured_image_nocaption":"","_FSMCFIC_featured_image_hide":"","footnotes":""},"categories":[19],"tags":[35],"class_list":["post-14","post","type-post","status-publish","format-image","hentry","category-litterature","tag-gabriel-garcia-marquez","post_format-post-format-image"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=14"}],"version-history":[{"count":16,"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":121,"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/14\/revisions\/121"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=14"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=14"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/blog.sens-public.org\/archipeleurope\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=14"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}