{"id":195,"date":"2017-06-27T03:32:00","date_gmt":"2017-06-27T03:32:00","guid":{"rendered":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/?p=195"},"modified":"2017-06-28T22:32:23","modified_gmt":"2017-06-28T22:32:23","slug":"le-thorium-un-cadeau-d-asgard","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/2017\/06\/27\/le-thorium-un-cadeau-d-asgard\/","title":{"rendered":"Le thorium, un cadeau d\u2019 \u00c1sgard? Par Claire Haemmerl\u00e9"},"content":{"rendered":"<h6 style=\"text-align: justify\">L&rsquo;uranium ? C&rsquo;est d\u00e9pass\u00e9. Le plutonium ? Laissez tomber. Place au thorium ! Plus abondant sur terre et moins producteur de d\u00e9chets, le thorium est parfois pr\u00e9sent\u00e9 comme le nucl\u00e9aire vert du futur. Il aurait un \u00e9norme potentiel comme combustible nucl\u00e9aire, avec des risques d&rsquo;accident nucl\u00e9aire et une production de d\u00e9chets tr\u00e8s fortement r\u00e9duits.<\/h6>\n<p><!--more--><\/p>\n<h4>I. \u00a0Le Thorium<\/h4>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Pour produire de l\u2019\u00e9lectricit\u00e9 \u00e0 partir d\u2019une r\u00e9action nucl\u00e9aire, les chercheurs n\u2019ont pas besoin de se casser la t\u00eate. Ils utilisent essentiellement de l\u2019uranium 235, qui est la seule mati\u00e8re naturellement fissile (susceptible de subir une fission et donc de d\u00e9gager de l\u2019\u00e9nergie) \u00e0 l\u2019\u00e9tat naturel. Disponible oui, mais en quantit\u00e9 mineure. Les chercheurs ont alors imagin\u00e9 la fabriquer, comme elle venait \u00e0 manquer. Coup de chance, ils avaient sous la main d\u2019autres options, non fissiles mais fertiles : l\u2019uranium 238 (l\u2019uranium le plus fr\u00e9quent dans la nature notamment utilis\u00e9 dans les surg\u00e9n\u00e9rateurs) et le thorium 232.<\/h6>\n<h6><a href=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Thorium.jpg\"><img fetchpriority=\"high\" decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-196 aligncenter\" src=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Thorium-300x225.jpg\" alt=\"Thorium\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Thorium-300x225.jpg 300w, http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Thorium.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Parlons du thorium, qui nous int\u00e9resse. Le thorium est un \u00e9l\u00e9ment chimique, un m\u00e9tal de la famille des actinides, de symbole Th et de num\u00e9ro atomique 90. Il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9couvert en 1829 par le chimiste su\u00e9dois J\u00f6ns Jacob Berzelius et nomm\u00e9 d&rsquo;apr\u00e8s Thor, dieu nordique du tonnerre. Le thorium, ainsi que l&rsquo;uranium et le plutonium, peut \u00eatre utilis\u00e9 comme combustible dans un r\u00e9acteur nucl\u00e9aire. Seul, le thorium n\u2019est pas un combustible. L\u2019int\u00e9r\u00eat est de le transformer en uranium 233. Plac\u00e9 dans un r\u00e9acteur il doit \u00eatre bombard\u00e9 de neutrons. Par capture de ces neutrons, le thorium 232 se transforme apr\u00e8s plusieurs \u00e9tapes en uranium 233, qui est un \u00e9l\u00e9ment fissile performant, ce qui facilite les r\u00e9actions en cha\u00eene. R\u00e9inject\u00e9 dans le r\u00e9acteur, ce dernier rencontrera un neutron, produisant au passage d\u2019autres neutrons qui, \u00e0 leur tour, causeront de nouvelles fissions. C\u2019est la r\u00e9action en cha\u00eene, qui est productrice d\u2019\u00e9nergie. Mais attention, ne crions pas victoire trop vite: un r\u00e9acteur aliment\u00e9 au thorium ne pourra pas se passer d\u2019uranium 235 ou de plutonium pour donner le signal du d\u00e9part. Il faut une mati\u00e8re fissile disponible pour lancer la premi\u00e8re r\u00e9action et obtenir des neutrons. Car il faut avoir une source intense de neutrons pour bombarder le thorium et donc cr\u00e9er une fission.<\/h6>\n<h5><em>Il suffit de se baisser pour en ramasser<\/em><\/h5>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Le probl\u00e8me avec le nucl\u00e9aire d\u2019aujourd\u2019hui, c\u2019est que les ressources d\u2019uranium ne sont pas infinies. Et puis, \u00ab si l\u2019on d\u00e9veloppait le nucl\u00e9aire de fa\u00e7on intensive, en multipliant notre consommation par un facteur 10 d\u2019ici \u00e0 2050, on pourrait arriver \u00e0 la limite de la ressource d\u2019ici la fin du si\u00e8cle \u00bb, souligne Daniel Heuer, directeur de recherche au laboratoire de physique subatomique et de cosmologie de Grenoble. Le thorium, lui, se trouve en petites quantit\u00e9s dans la plupart des roches et sols, il est trois \u00e0 quatre fois plus abondant que l&rsquo;uranium, \u00e0 peu pr\u00e8s aussi fr\u00e9quent que le plomb. Un terrain normal contient en moyenne environ 12 parties par million (ppm) de thorium. Il en existe de grands gisements en France (Bretagne), en Australie, en Inde et en Turquie. On trouve de la monazite \u00e0 forte teneur en thorium en Afrique, en Antarctique, en Australie, en Europe, en Am\u00e9rique du Nord et en Am\u00e9rique du Sud. Mieux encore, pas besoin d\u2019aller construire des mines, puisque le thorium se trouve d\u00e9j\u00e0 sur nos \u00e9tag\u00e8res. C\u2019est un sous-produit des terres rares<a href=\"#_ftn1\" name=\"_ftnref1\">[1]<\/a>. Rhodia (un des principaux groupes de l\u2019industrie chimique fran\u00e7aise) en a 8 000 tonnes en stock environ. Et sachant que la Chine a le monopole des terres rares, il est difficile d\u2019imaginer les quantit\u00e9s qu\u2019elle a accumul\u00e9es.<\/h6>\n<h5><em>Un cycle r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur<\/em><\/h5>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Lorsqu\u2019une r\u00e9action au thorium est lanc\u00e9e, elle s\u2019alimente toute seule ou presque. Explication : Lors de sa fission, l\u2019uranium 233 produit en moyenne 2,5 neutrons. Or, un neutron est n\u00e9cessaire pour maintenir la r\u00e9action en cha\u00eene, un peu plus d\u2019un autre pour r\u00e9g\u00e9n\u00e9rer la mati\u00e8re fissile. En clair, avec le thorium, on obtient un cycle r\u00e9g\u00e9n\u00e9rateur, c\u2019est-\u00e0-dire que la quantit\u00e9 de mati\u00e8re fissile produite est aussi importante que celle consomm\u00e9e par le r\u00e9acteur. Le r\u00e9acteur est donc moins gourmand en mati\u00e8re fissile au d\u00e9part, et nous avons un combustible presque in\u00e9puisable. R\u00e9sultat : on exploite moins de ressources.<\/h6>\n<h5><em>\u00a0<\/em><em>Et les d\u00e9chets dans tout \u00e7a ?<\/em><\/h5>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Il y a plusieurs types de d\u00e9chets issus d\u2019une fission nucl\u00e9aire. Parmi les produits de fission (les cendres qui subsistent apr\u00e8s la fission), certains sont tr\u00e8s radioactifs mais ont une dur\u00e9e de vie moyenne de quelques centaines d\u2019ann\u00e9e, une dur\u00e9e humainement g\u00e9rable par l\u2019homme. D\u2019autres ont une dur\u00e9e de vie longue (des millions d\u2019ann\u00e9es) mais sont peu radioactifs donc plus faciles \u00e0 g\u00e9rer dans des zones de stockage. Quoi qu\u2019il arrive, ces produits de fission sont in\u00e9vitables : \u00ab On ne peut jamais se d\u00e9barrasser de ces noyaux-l\u00e0. On peut \u00e9ventuellement am\u00e9liorer le rendement thermodynamique et les r\u00e9duire de 30% mais c\u2019est tout \u00bb, explique Daniel Heuer. Reste l\u2019\u00e9pine dans le pied des industriels : le plutonium et les actinides mineurs (am\u00e9ricium, curium, neptunium\u2026). Ceux-l\u00e0 sont le r\u00e9sultat de fissions manqu\u00e9es. \u00ab Or il faut quelques milliers \u00e0 quelques dizaines de milliers d\u2019ann\u00e9es pour que leur radiotoxicit\u00e9 commence \u00e0 d\u00e9cro\u00eetre \u00bb, poursuit le scientifique. Et comme ils sont tr\u00e8s actifs, donc tr\u00e8s chauds, ils obligent les ing\u00e9nieurs \u00e0 concevoir des sites de stockage cinq \u00e0 dix fois plus grands que pour les autres d\u00e9chets. Il faut en effet \u00e9taler ces stocks d\u2019actinides pour conserver le site \u00e0 une temp\u00e9rature limit\u00e9e \u00e0 95\u00b0C.<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Mais le thorium a un avantage de taille : il laisse, dans son sillage, beaucoup moins d\u2019actinides. \u00ab Il s\u2019ensuit que la radiotoxicit\u00e9 des d\u00e9chets est au moins dix \u00e0 cent fois plus faible avec ce cycle qu\u2019avec les cycles actuels recyclant le plutonium \u00bb, expliquait Jean-Paul Schapira, directeur de recherche au CNRS, dans un article paru dans Les Cahiers de Global Chance, n\u00b011, avril 1999, Chapitre sur le Cycle du combustible, Existe-t-il de nouvelles options pour le nucl\u00e9aire du futur ?<a href=\"#_ftn2\" name=\"_ftnref2\">[2]<\/a>. Mieux encore, \u00ab le d\u00e9gagement thermique (de ces produits) est \u00e9galement r\u00e9duit \u00bb, poursuit le chercheur dans cet article. Il est donc plus ais\u00e9 de les stocker.<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Les chercheurs esp\u00e8rent qu\u2019\u00e0 terme, il sera possible de se d\u00e9barrasser des actinides d\u00e9j\u00e0 produits par le pass\u00e9, qui encombrent le c\u0153ur d\u2019un r\u00e9acteur au thorium et les renfournant dans le r\u00e9acteur. Selon certaines \u00e9tudes sur la toxicit\u00e9<a href=\"#_ftn3\" name=\"_ftnref3\">[3]<\/a> le cycle du thorium est capable de recycler enti\u00e8rement les d\u00e9chets d&rsquo;actinides et de rejeter uniquement les produits de fission. \u00ab \u00c0 condition d\u2019y avoir acc\u00e8s \u00bb, temp\u00e8re Daniel Heuer. \u00ab La plupart des actinides sont m\u00e9lang\u00e9s avec les produits de fission dans du verre. Ces verres sont con\u00e7us pour \u00eatre inalt\u00e9rable, il serait donc tr\u00e8s difficile, voire impossible, d\u2019en r\u00e9extraire les actinides. Aux \u00c9tats-Unis en revanche, vu qu\u2019aucun combustible n\u2019a jamais \u00e9t\u00e9 retrait\u00e9, ce serait sans doute possible. \u00bb.<\/h6>\n<h4><strong>II. Pratique, disponible et \u00e9cologique ? Mais qu\u2019attends-t-on ?<\/strong><\/h4>\n<h5><em>Des recherches qui ne datent pas d\u2019hier<\/em><\/h5>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Des \u00e9tudes de r\u00e9acteurs au thorium avaient \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9es d\u00e8s le milieu des ann\u00e9es 1950, motiv\u00e9es par la crainte d&rsquo;une p\u00e9nurie d&rsquo;uranium, et des r\u00e9acteurs exp\u00e9rimentaux au thorium avaient \u00e9t\u00e9 construits. Diff\u00e9rentes voies ont \u00e9t\u00e9 propos\u00e9es pour exploiter l&rsquo;\u00e9nergie du thorium. Les combustibles au thorium ont aliment\u00e9 diff\u00e9rents types de r\u00e9acteurs, comme le r\u00e9acteur \u00e0 eau l\u00e9g\u00e8re, le r\u00e9acteur \u00e0 eau lourde, le r\u00e9acteur nucl\u00e9aire \u00e0 tr\u00e8s haute temp\u00e9rature, le r\u00e9acteur rapide refroidi au sodium, et le r\u00e9acteur nucl\u00e9aire \u00e0 sels fondus. Avant 1960, l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire est essentiellement orient\u00e9e vers un usage militaire : avion \u00e0 r\u00e9acteur embarqu\u00e9, sous-marin, bombe A. Parmi les nombreuses d\u00e9cisions menant \u00e0 la poursuite de la fili\u00e8re uranium, la plus d\u00e9cisive a probablement \u00e9t\u00e9 prise par l\u2019amiral am\u00e9ricain Rickover, directeur de Naval Reactors : il d\u00e9cida dans les ann\u00e9es cinquante que le troisi\u00e8me sous-marin du type USS Nautilus serait aliment\u00e9 avec de l\u2019uranium 235 solide enrichi utilisant de l\u2019eau pour refroidissement, car ce combustible peut parall\u00e8lement \u00eatre utilis\u00e9 pour produire du plutonium militaire. Le thorium, lui, est souvent pr\u00e9tendu inutilisable \u00e0 des fins militaires. En effet, l\u2019uranium 233 (obtenu apr\u00e8s transmutation du thorium) peut encore servir \u00e0 construire une bombe nucl\u00e9aire apr\u00e8s enrichissement. Le risque militaire n\u2019est donc pas totalement \u00e9cart\u00e9, il est seulement limit\u00e9 par l\u2019emp\u00eachement de produire du plutonium fortement enrichi. Le cycle du thorium ne pr\u00e9sentant pas d&rsquo;int\u00e9r\u00eat militaire, ni pour faire des bombes atomiques, ni pour faire de la propulsion nucl\u00e9aire, il n&rsquo;a donc pas re\u00e7u les investissements de recherche et de d\u00e9veloppement n\u00e9cessaires \u00e0 son d\u00e9marrage. Les moyens industriels et le savoir-faire technique se sont d\u00e9velopp\u00e9s uniquement autour de l&rsquo;uranium et du plutonium<a href=\"#_ftn4\" name=\"_ftnref4\">[4]<\/a>.<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Le seul fait qu\u2019il ne soit pas facilement utilisable pour faire des armes nucl\u00e9aires ne justifie pourtant pas pourquoi il y a aussi peu de recherches men\u00e9es sur le thorium. Le peu d\u2019int\u00e9r\u00eat pour le thorium est aussi d\u00fb \u00e0 des enjeux g\u00e9opolitiques :<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify\">\u00c0 la sortie de la Seconde Guerre mondiale, les grandes puissances esp\u00e8rent imposer leurs h\u00e9g\u00e9monies sur le march\u00e9 des combustibles nucl\u00e9aires. En particulier les USA, qui veulent rester la premi\u00e8re puissance militaire via leur avanc\u00e9e dans le nucl\u00e9aire, surtout qu\u2019il n\u2019est pas exclu que le thorium puisse servir \u00e0 fabriquer du mat\u00e9riel militaire. Les \u00c9tats Unis tentent de racheter les combustibles que sont l\u2019uranium et le thorium \u00e0 la province ind\u00e9pendante du Travancore, au Br\u00e9sil, \u00e0 l\u2019Afrique du Sud et au Congo. L\u2019Inde se rend \u00e9galement compte des possibilit\u00e9s \u00e9nerg\u00e9tiques et militaires que pourraient lui offrir son stock de thorium et essaye de mettre sous son contr\u00f4le les r\u00e9serves de thorium du Travancore, devenues une ressource strat\u00e9gique en 1944. L\u2019Inde annexe le Travancore en 1947. Durant la guerre froide, l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire est un argument politique tr\u00e8s important. Il d\u00e9finit en particulier un comit\u00e9 restreint de grandes puissances, qui ont tout int\u00e9r\u00eat \u00e0 rester peu nombreuses. Il est donc important de maintenir la possibilit\u00e9 de produire de l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire de qualit\u00e9 militaire, tout en \u00e9vitant le d\u00e9veloppement de cette technologie dans les pays \u00e9mergeant comme l\u2019Inde ou la Chine par exemple. Pour ces raisons, la politique internationale concernant le thorium a principalement \u00e9t\u00e9 le maintien des connaissances acquises par les grandes puissances, tout en \u00e9vitant de financer les recherches sur le thorium qui auraient pu contribuer \u00e0 rendre autonomes en \u00e9nergie et en armement les pays poss\u00e9dant des gisements importants : Br\u00e9sil, Inde, etc.<\/h6>\n<h5><em>Serait-ce l\u2019\u00e9nergie de demain\u00a0?<\/em><\/h5>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Le probl\u00e8me avec la r\u00e9injection des actinides produits dans le pass\u00e9, c\u2019est qu\u2019ils rendent les r\u00e9acteurs instables. Aussi les chercheurs imaginent-ils d\u2019autres types de r\u00e9acteurs, \u00e0 sels fondus notamment. Con\u00e7us aux Etats-Unis dans les ann\u00e9es 1960, ces r\u00e9acteurs sont \u00e9tudi\u00e9s aujourd\u2019hui par le laboratoire de Daniel Heuer, \u00e0 Grenoble, qui planche sur une version moderne. Leur avantage\u00a0? \u00ab\u00a0On peut r\u00e9cup\u00e9rer tous les actinides, y compris ceux qui ont \u00e9t\u00e9 produits depuis longtemps\u00a0\u00bb, souligne Daniel Heuer. \u00ab\u00a0Et la s\u00fbret\u00e9 est meilleure\u00a0: Notre objectif c\u2019est que dans un accident de type Fukushima, dans lequel tout le monde s\u2019enfuirait, rien ne se passe. A Fukushima, les combustibles solides sont rest\u00e9s \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur du r\u00e9acteur, il a fallu les refroidir sur place. Dans le cas d\u2019un combustible liquide (comme le sel fondu), quand la temp\u00e9rature monte, une vanne s\u2019ouvre et le liquide va dans des r\u00e9servoirs con\u00e7us uniquement pour le recueillir et le refroidir passivement\u00a0\u00bb, souligne Daniel Heuer.<\/h6>\n<h5><em>R\u00e9acteur \u00e0 sels fondus<\/em><\/h5>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Le r\u00e9acteur nucl\u00e9aire \u00e0 sels fondus (RSF) (en anglais, molten salt reactor : MSR) est un concept de r\u00e9acteur nucl\u00e9aire dans lequel le combustible nucl\u00e9aire se pr\u00e9sente sous forme liquide, dissous dans des sels fondus (600 \u00e0 900 \u00b0C) qui joue \u00e0 la fois le r\u00f4le de mod\u00e9rateur, de caloporteur et de barri\u00e8re de confinement. Cette technique consiste \u00e0 dissoudre le minerai de thorium dans des sels fondus. Ensuite, cette solution est introduite dans une couverture fertile dans lequel il sera bombard\u00e9 de neutron et transform\u00e9 en uranium 233. Ensuite cette solution, qui est devenue fissile, est introduite au c\u0153ur du r\u00e9acteur et est amen\u00e9e rapidement \u00e0 800\u00b0C. Elle est r\u00e9guli\u00e8rement filtr\u00e9e afin d\u2019enlever une partie des d\u00e9chets radioactifs, l\u2019autre partie \u00e9tant r\u00e9utilis\u00e9e. Le c\u0153ur du r\u00e9acteur chauffe alors des sels fondus qui sont amen\u00e9s \u00e0 \u00e9bullition et produisent de l\u2019\u00e9nergie thermique qui sera transform\u00e9 en \u00e9nergie \u00e9lectrique. \u00c0 cette technique s\u2019ajoute de nombreux avantages. Tout d\u2019abord le probl\u00e8me de disponibilit\u00e9 d&rsquo;uranium est \u00e9cart\u00e9, car le thorium est abondamment pr\u00e9sent sur terre. Puis, le c\u0153ur du r\u00e9acteur ne peut pas s\u2019emballer, car la quantit\u00e9 de combustible est ajust\u00e9e au fur et \u00e0 mesure, contrairement aux g\u00e9n\u00e9rateurs actuels. De plus, les risques de d\u00e9gradation ou d\u2019explosion sont \u00e9cart\u00e9s, en effet les radiations n\u2019ont aucun effet m\u00e9canique sur ce combustible liquide, alors que les crayons solides de combustible des r\u00e9acteurs actuels se fragilisent sous l\u2019effet du bombardement neutronique. En outre, le circuit de sels fondus fonctionne \u00e0 l\u2019air ambiant, ce qui r\u00e8gle les probl\u00e8mes de pression. Le probl\u00e8me de Fukushima aurait \u00e9t\u00e9 \u00e9vit\u00e9\u00a0: en effet les r\u00e9acteurs de 5<sup>\u00e8me<\/sup> g\u00e9n\u00e9ration pourraient vidanger le combustible liquide dans 4 r\u00e9servoirs assurant naturellement l\u2019\u00e9vacuation de la chaleur. Un autre avantage est que ces r\u00e9acteurs pourraient r\u00e9soudre en partie le probl\u00e8me de stockage des d\u00e9chets nucl\u00e9aires, effectivement, lors de la fission, le thorium produit jusqu\u2019\u00e0 10 000 fois moins d\u2019\u00e9l\u00e9ment transuraniens<a href=\"#_ftn5\" name=\"_ftnref5\">[5]<\/a> (d\u00e9chets nucl\u00e9aire dangereux pendant plusieurs milliers d\u2019ann\u00e9es), de plus, une partie de ses d\u00e9chets sont r\u00e9utilis\u00e9s. Enfin, les menaces de prolif\u00e9ration sont r\u00e9duites\u00a0: sous l\u2019effet des neutrons, le thorium se transforme en uranium 233 et non en uranium 232, qui \u00e9met des rayons gamma plus p\u00e9n\u00e9trants.<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: center\"><a href=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/R\u00e9acteur-\u00e0-sels-fondus1.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-200\" src=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/R\u00e9acteur-\u00e0-sels-fondus1-300x225.jpg\" alt=\"R\u00e9acteur \u00e0 sels fondus\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/R\u00e9acteur-\u00e0-sels-fondus1-300x225.jpg 300w, http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/R\u00e9acteur-\u00e0-sels-fondus1.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify\">La Chine a d\u00e9cid\u00e9 de construire un r\u00e9acteur \u00e0 sels fondus mais dans sa version initiale imagin\u00e9e dans les ann\u00e9es 1960. En mars 2012, le ministre Wen Jiabao indique dans un rapport gouvernemental que la Chine doit acc\u00e9l\u00e9rer son d\u00e9veloppement nucl\u00e9aire, et mettre fin \u00e0 \u00ab\u00a0l\u2019expansion aveugle\u00a0\u00bb (selon ses termes) de l\u2019industrie solaire et \u00e9olienne, pour r\u00e9duire sa part de consommation de charbon qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 80%. La Chine lance alors un projet de r\u00e9acteur \u00e0 sel fondu au thorium. Elle collabore avec les centres de recherche des universit\u00e9s de Berkeley, du MIT et du Wisconsin en ce qui concerne la s\u00e9curit\u00e9 de ces r\u00e9acteurs. Ils veulent d\u2019abord refaire ce qui a \u00e9t\u00e9 fait avant. \u00ab\u00a0C\u2019est une d\u00e9marche saine \u00e0 mon sens. Ils r\u00e9apprennent\u00a0\u00bb, souligne Daniel Heuer. Lors d\u2019un atelier au Laboratoire national d\u2019Oak Ridge aux \u00c9tats-Unis sur les R\u00e9acteurs \u00e0 Sels Fondus (RSF), Mr Hongjie Xu, directeur \u00e0 l\u2019Institut de Physique Appliqu\u00e9e de Shanghai (SINAP) du programme TMSR (Thorium Molten Salt Reactor), a pr\u00e9sent\u00e9 une feuille de route qui montre que la Chine a le programme de Recherche et D\u00e9veloppement le plus avanc\u00e9 au monde pour cette technologie. Il a d\u00e9taill\u00e9 un plan en plusieurs \u00e9tapes pour construire des r\u00e9acteurs de d\u00e9monstration dans les cinq prochaines ann\u00e9es, avec un d\u00e9ploiement commercial autour de 2030. L\u2019Institut pr\u00e9voit de construire un prototype de r\u00e9acteur de 10 m\u00e9gawatts avec un combustible solide, ainsi qu\u2019un r\u00e9acteur \u00e0 combustible liquide de 2 m\u00e9gawatts qui permettra de d\u00e9montrer le cycle du combustible thorium-uranium, d\u2019ici 2020. Un site a \u00e9t\u00e9 retenu pour ces r\u00e9acteurs \u00e0 DAFENG (\u5927\u4e30\u5e02), \u00e0 300km au nord de Shanghai, avec l\u2019accord de la province de Jiangsu et un accord de principe de l\u2019autorit\u00e9 de s\u00e9curit\u00e9 nucl\u00e9aire chinois, le NNSA. 700 ing\u00e9nieurs nucl\u00e9aires travaillent sur les r\u00e9acteurs \u00e0 sels fondus au SINAP, a dit Xu, un nombre qui d\u00e9passe de loin les autres programmes de recherche de r\u00e9acteurs avanc\u00e9s \u00e0 travers le monde. La recherche est financ\u00e9e jusqu\u2019en 2017, dit-il; au-del\u00e0 de cette date l\u2019Institut est \u00e0 la recherche de nouveaux fonds du gouvernement central, du gouvernement de Shanghai, et du secteur priv\u00e9. SINAP a sign\u00e9 r\u00e9cemment un accord avec le groupe Fangda, un conglom\u00e9rat chinois de grande envergure qui fabrique des produits de carbone, fer et acier, et des produits chimiques, pour aider \u00e0 d\u00e9velopper les liquides de refroidissement \u00e0 sels fondus pour les r\u00e9acteurs. Je suis tr\u00e8s confiant que SINAP sera en mesure de porter son programme de r\u00e9acteurs \u00e0 sels fondus jusqu\u2019\u00e0 la commercialisation, dit Xu. Parce que, en g\u00e9n\u00e9ral, le gouvernement chinois a l\u2019intention de soutenir le d\u00e9veloppement des futures technologies pour l\u2019\u00e9nergie nucl\u00e9aire. Et le march\u00e9 chinois est tr\u00e8s grand pour ces technologies.<\/h6>\n<h6 style=\"text-align: justify\">En France, on ne peut imaginer un nouveau type de r\u00e9acteur avant au moins trente ans. Seule exception, le projet de r\u00e9acteur Astrid, mais qui fonctionnera avec un combustible solide et un cycle uranium-plutonium. Le r\u00e9acteur ASTRID (Advanced Sodium Technological Reactor for Industrial Demonstration) est un projet fran\u00e7ais de prototype de r\u00e9acteur rapide refroidi au sodium, port\u00e9 par le Commissariat \u00e0 l&rsquo;\u00e9nergie atomique et aux \u00e9nergies alternatives (CEA) sur le site nucl\u00e9aire de Marcoule (dans le Gard). Le projet ASTRID a pour objectif de relancer la fili\u00e8re des r\u00e9acteurs \u00e0 neutrons rapides au sodium, il a pour but de mettre au point une nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires, les r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires de 4<sup>\u00e8me<\/sup> g\u00e9n\u00e9ration. Par opposition aux r\u00e9acteurs dits de 2<sup>\u00e8me<\/sup> et 3<sup>\u00e8me<\/sup> g\u00e9n\u00e9ration en exploitation ou en construction actuellement en France, qui sont essentiellement des r\u00e9acteurs \u00e0 eau sous pression. R\u00e9acteur de 4<sup>\u00e8me<\/sup> g\u00e9n\u00e9ration, il pr\u00e9sente l\u2019avantage de s\u00e9parer et transmuter les actinides mineurs, assurant une gestion plus durable des d\u00e9chets mati\u00e8res radioactives. \u00ab\u00a0On est encore \u00e0 l\u2019\u00e9tat d\u2019\u00e9tude. Nos arri\u00e8res petits-enfants le verront peut-\u00eatre. Je ne dis pas qu\u2019il ne faut pas faire de recherche mais il faut aussi faire feu de tout bois, pr\u00e9voir un mix \u00e9nerg\u00e9tique avec en premi\u00e8re ligne les \u00e9conomies d\u2019\u00e9nergie, les utilisations rationnelles de chauffage. On doit avant tout mener une r\u00e9flexion sur la meilleure utilisation possible de chaque source d\u2019\u00e9nergie\u00a0\u00bb, souligne\u00a0Monique Sen\u00e9 (<span id=\"yui_3_16_0_1_1498663944768_21101\">physicienne nucl\u00e9aire, <\/span><span id=\"yui_3_16_0_1_1498663944768_21114\">chercheuse au CNRS, et cofondatrice du Groupement des scientifiques pour l&rsquo;information sur l&rsquo;\u00e9nergie nucl\u00e9aire GSIEN).<\/span><\/h6>\n<h6 style=\"text-align: center\"><a href=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Diff\u00e9rentes-g\u00e9n\u00e9rations-de-r\u00e9acteurs-nucl\u00e9aires.jpg\"><img decoding=\"async\" class=\"alignnone size-medium wp-image-201\" src=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Diff\u00e9rentes-g\u00e9n\u00e9rations-de-r\u00e9acteurs-nucl\u00e9aires-300x225.jpg\" alt=\"Diff\u00e9rentes g\u00e9n\u00e9rations de r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires\" width=\"300\" height=\"225\" srcset=\"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Diff\u00e9rentes-g\u00e9n\u00e9rations-de-r\u00e9acteurs-nucl\u00e9aires-300x225.jpg 300w, http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-content\/uploads\/sites\/8\/2017\/06\/Diff\u00e9rentes-g\u00e9n\u00e9rations-de-r\u00e9acteurs-nucl\u00e9aires.jpg 960w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><\/h6>\n<h5><em>Le mot de la fin<\/em><\/h5>\n<h6 style=\"text-align: justify\">Les r\u00e9acteurs \u00e0 sels fondus semblent pour l\u2019instant \u00eatre une technologie tr\u00e8s int\u00e9ressante aux yeux des scientifiques et des ing\u00e9nieurs pour les r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires de 5<sup>\u00e8me<\/sup> g\u00e9n\u00e9ration, et le Thorium occupe un part importante dans le choix des futurs combustibles. Mais attention, \u00c0 chaque fois que quelque chose para\u00eet nouveau, on pense qu\u2019on va \u00eatre sauv\u00e9 avec \u00e7a. \u00ab\u00a0Mais le thorium n\u2019est pas quelque chose de miraculeux par rapport aux autres technologies existantes. C\u2019est une option \u00e0 \u00e9tudier parmi d\u2019autres\u00a0\u00bb, Daniel Heuer.<\/h6>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#_ftnref1\" name=\"_ftn1\">[1]<\/a> Les terres rares d\u00e9signent 17 m\u00e9taux : le scandium, l&rsquo;yttrium, et les quinze lanthanides. Ces mati\u00e8res min\u00e9rales aux propri\u00e9t\u00e9s exceptionnelles sont utilis\u00e9es dans la fabrication de produits de haute technologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#_ftnref2\" name=\"_ftn2\">[2]<\/a>\u00a0Voir :\u00a0&lt;<a href=\"http:\/\/www.global-chance.org\/Le-nucleaire-en-debat-n-avons-nous-pas-le-temps-d-elaborer-des-solutions-acceptables\">http:\/\/www.global-chance.org\/Le-nucleaire-en-debat-n-avons-nous-pas-le-temps-d-elaborer-des-solutions-acceptables<\/a>&gt;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#_ftnref3\" name=\"_ftn3\">[3]<\/a> [PDF] (en) C. Le Brun, L. Mathieu, D. Heuer and A. Nuttin, Impact of the MSBR concept technology on long-lived radio-toxicity and proliferation resistance [archive], Technical Meeting on Fissile Material Management Strategies for Sustainable Nuclear Energy, Vienna 2005 (consult\u00e9 le 20 juin 2010)<\/p>\n<p><a href=\"#_ftnref4\" name=\"_ftn4\">[4]<\/a>\u00a0&lt;https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cycle_du_combustible_nucl%C3%A9aire_au_thorium&gt;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify\"><a href=\"#_ftnref5\" name=\"_ftn5\">[5]<\/a> Les transuraniens, ou \u00e9l\u00e9ments transuraniens sont les \u00e9l\u00e9ments chimiques dont le num\u00e9ro atomique est sup\u00e9rieur \u00e0 celui de l&rsquo;uranium, c&rsquo;est-\u00e0-dire sup\u00e9rieur \u00e0 92. Ce sont tous des radio\u00e9l\u00e9ments n&rsquo;ayant aucun isotope stable, produits artificiellement, au sein de r\u00e9acteurs nucl\u00e9aires pour les plus l\u00e9gers, et par des acc\u00e9l\u00e9rateurs de particules de certains laboratoires de recherche sp\u00e9cialis\u00e9s pour les plus lourds.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<hr \/>\n<h6>Sources :<\/h6>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\">Atelier au Laboratoire National d\u2019Oak Ridge, sur les r\u00e9acteurs \u00e0 sels fondus. MSR &#8211; 2015 Workshop on Molten Salt Reactor Technologies, Commemorating the 50th Anniversary of the Startup of the MSRE, Oak Ridge, Tennessee, October 15-16, 2015. &lt;https:\/\/public.ornl.gov\/conferences\/MSR2015\/index.cfm&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\">Colloque: le nucl\u00e9aire du futur, organis\u00e9 par la Fondation Ecologie d&rsquo;Avenir,Coll\u00e8ge des Bernardins, 75005 Paris. Le jeudi 22 novembre 2012. Daniel Heuer : Thorium et sels fondus. &lt;https:\/\/fissionliquide.fr\/tag\/daniel-heuer&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Cycle du combustible nucl\u00e9aire au thorium. &lt;https:\/\/fr.wikipedia.org\/wiki\/Cycle_du_combustible_nucl%C3%A9aire_au_thorium&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Le r\u00e9acteur au thorium : une nouvelle impasse. &lt;http:\/\/www.sortirdunucleaire.org\/Le-reacteur-au-thorium-une-nouvelle-impasse&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\">Les Cahiers de Global Chance, n\u00b011, avril 1999, Chapitre sur le Cycle du combustible, Existe-t-il de nouvelles options pour le nucl\u00e9aire du futur ? &lt;http:\/\/www.global-chance.org\/Le-nucleaire-en-debat-n-avons-nous-pas-le-temps-d-elaborer-des-solutions-acceptables&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\">Propos de Mr Daniel Heuer. Le MSFR (molten salt fast reactor) : vers un nucl\u00e9aire socialement acceptable. Par Daniel Heuer, Directeur de recherche au Laboratoire de Physique Subatomique et de Cosmologie de Grenoble. Atelier n\u00b0107 du 07\/04\/2015 \u00e0 l\u2019auditorium de la BU Sciences de Grenoble. &lt;https:\/\/www.youtube.com\/watch?v=FDy9FemEk8Y&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Propos de Mr Hongjie Xu. &lt;https:\/\/fissionliquide.fr\/2015\/10\/18\/joyeux-anniversaire-msre\/&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\">[PDF] (en) C. Le Brun, L. Mathieu, D. Heuer and A. Nuttin, Impact of the MSBR concept technology on long-lived radio-toxicity and proliferation resistance [archive], Technical Meeting on Fissile Material Management Strategies for Sustainable Nuclear Energy, Vienna 2005 (consult\u00e9 le 20 juin 2010).<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>R\u00e9acteur ASTRID. &lt;http:\/\/www.techniques-ingenieur.fr\/actualite\/articles\/astrid-futur-reacteur-nucleaire-de-4eme-generation-3042&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>R\u00e9acteur \u00e0 sels fondus, sch\u00e9mas. &lt;http:\/\/energienucleaire.webnode.fr\/news\/reacteurs%20de%204%C3%A8me%20generation&gt;<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li>Thorium : le nucl\u00e9aire vert existe-t-il ? &lt;http:\/\/www.terraeco.net\/Thorium-le-nucleaire-vert-existe-t,48079.html&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify\">Thorium, la face g\u00e2ch\u00e9e du nucl\u00e9aire, film documentaire de Myriam Tonelotto, diffus\u00e9 sur ARTE le mardi 20 septembre \u00e0 20h55. &lt;http:\/\/future.arte.tv\/fr\/thorium&gt;.<\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;uranium ? C&rsquo;est d\u00e9pass\u00e9. Le plutonium ? Laissez tomber. Place au thorium ! Plus abondant sur terre et moins producteur de d\u00e9chets, le thorium est parfois pr\u00e9sent\u00e9 comme le nucl\u00e9aire vert du futur. Il aurait un \u00e9norme potentiel comme combustible nucl\u00e9aire, avec des risques d&rsquo;accident nucl\u00e9aire et une production de d\u00e9chets tr\u00e8s fortement r\u00e9duits.<\/p>\n","protected":false},"author":13,"featured_media":213,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_monsterinsights_skip_tracking":false,"_monsterinsights_sitenote_active":false,"_monsterinsights_sitenote_note":"","_monsterinsights_sitenote_category":0,"_FSMCFIC_featured_image_caption":"","_FSMCFIC_featured_image_nocaption":"","_FSMCFIC_featured_image_hide":"","footnotes":""},"categories":[24],"tags":[54,57,60,52,49,56,55,51,58,50,53,48,59],"class_list":["post-195","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-technologie","tag-actinides","tag-chine","tag-combustible-nucleaire","tag-daniel-heuer","tag-energie-nucleaire","tag-energie-renouvelable","tag-fission-nucleaire","tag-nucleaire","tag-programme-astrid","tag-reacteur-a-sels-fondus","tag-reacteurs-nucleaire","tag-thorium","tag-uranium"],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/195","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/users\/13"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=195"}],"version-history":[{"count":13,"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/195\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":218,"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/195\/revisions\/218"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/media\/213"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=195"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=195"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/blog.sens-public.org\/europrose\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=195"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}